Tout Sur Gta

Friday, September 29, 2006


Fiche Compléte Des 3 Add-On:Gta 3, Gta Vice City Et Gta San Andreas!
¤°`°º¤¤°`°º¤Grand Theft Auto III¤°`°º¤¤°`°º¤

Editeur : Take 2 Interactive
Développeur : DMA Design
Type : Course / Action
Site web officiel : Aller sur le site
Sortie : 24 mai 2002
Similaire à : Driver 2

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GTA 3, le jeu par qui le scandale devait arriver et qui a finalement remporté un énorme succès sur PS2 arrive enfin sur PC. Une longue attente pour beaucoup de joueurs avec toujours une grosse incertitude : sortira ? sortira pas ? Je ne vous raconte pas le nombre de mails qu'on a reçu à la rédac pour savoir si le jeu verrait bien le jour sur PC. Nous avons même dû écrire une phrase toute faite qu'il suffisait ensuite de copier/coller pour répondre à chacun. « Oui, GTA 3 est prévu sur PC et il devrait sortir en Avril ». Bon ok, on avait faux sur la date (on plaide non coupable !), et c'est finalement à la fin Mai que GTA 3 vient mettre le boxon sur PC. Tout ça pour dire, que ce jeu est incontestablement l'un des plus attendus du moment, notamment grâce à l'excellente réputation qu'il a su se tailler sur PS2. Alors une question doit maintenant brûler les lèvres de tout le monde : valait-il vraiment le coup d'attendre ? A cette interrogation, ma future belle-sœur, normande dans l'âme, vous répondrait : « oui, mais... ». En effet, si cette version se place nettement au dessus de l'originale, il subsiste toujours quelques petits désagréments. Des broutilles, certes, mais quand même, ça énerve...

Un langague très visuel compréhensible par tous.Retour en arrière. La série des GTA a modestement commencé sa carrière par deux épisodes franchement quelconques. Si la matière et les thèmes abordés étaient déjà là et n'ont pas tellement changé depuis (vol, meurtre, trafic de drogues, proxénétisme) leurs réalisations arriérées n'a pas su convaincre la masse. Quelques années plus tard, Take 2 remet le couvert pour un troisième volet et là le miracle se produit. Encensé par la presse puis par les joueurs, GTA 3 est devenu un titre incontournable. Evolution des mentalités ou évolution technique ? GTA 3 a sûrement profité de ces deux facteurs à la fois pour remporter le succès qu'il a connu (et qu'il connaît toujours !).

Ce troisième volet marque un véritable tournant dans la série. Comme vous le savez déjà, GTA troisième du nom passe au monde merveilleux de la 3D. Finie la ringarde vue de dessus, place à une immersion totale dans une ville gigantesque remplie de voitures, de piétons et de bandits en tous genres. Vous êtes vous. Un héros sans nom, qui ne dit jamais rien mais au casier judiciaire déjà rempli. Durant tout le jeu, vous vous mettrez au service de personnes peu fréquentables en réalisant pour elles un maximum de petits boulots. Et du travail, il y en a à Liberty City ! De l'escorte de charmantes demoiselles jusqu'au bal de la police au règlement de compte entre bandes rivales, en passant par les intimidations, les attentats à la voiture piégée, les braquages de banques, les vols de voitures, vous ne saurez vraiment pas où donner de la tête. Pour schématiser, on pourrait qualifier GTA 3 de simulateur de larbin, mais ce serait prendre un énorme raccourci car en plus de cet aspect « homme à tout faire », le jeu regorge d'éléments qui lui donne une richesse et une liberté d'action que peu de titres peuvent de vanter d'avoir.

Les dégâts sont directement visibles sur la voiture.Si vous en avez marre de bosser, rien ne vous empêche d'arpenter librement les rues de la ville. Vu la taille et le nombre de coins à visiter, il vous faudra alors une voiture. Pour cela, pas de panique, il existe une méthode simple et radicale : le vol. Arrêtez une caisse, éjectez son conducteur et placez-vous au volant. Y'a pas plus facile et c'est tant mieux car cette opération sera un peu votre pain quotidien dans GTA 3. D'une part les voitures seront indispensables pour vous amuser (quel bonheur que de rouler les cheveux au vent dans une décapotable fraîchement « empruntée ») mais aussi pour échapper aux forces de l'ordre qui veillent à la protection de leurs concitoyens. Chaque petit larcin fera monter l'indice de recherche de la police. Ainsi, si vous avez le malheur de voler une voiture alors qu'une patrouille passe par là, l'indice grimpera d'un cran et les keufs commenceront à vous prendre en chasse. Plus votre délit sera grave et plus l'indice sera haut entraînant même l'arrivée de l'armée pour épauler les unités de police débordées par la situation (mais pour en arriver là, il faut vraiment avoir fait l'imbécile, genre avoir trucidé tout un trottoir de braves gens). Ce qui est génial dans GTA 3, c'est qu'on ne meurt jamais. Si les flics vous arrêtent, vous passez simplement au commissariat. Le temps de régler quelques formalités administratives et vous revoilà dehors. Si vous perdez toute votre énergie, c'est vers l'hôpital que vous serez conduit où on vous remettra sur pieds en un rien de temps.

La liberté d'action dans GTA 3 c'est aussi la possibilité de voler un taxi, une ambulance, un camion de pompier ou une voiture de police et d'endosser l'uniforme correspondant. Vous pourrez ainsi aller éteindre des feux, transporter des blessés à l'hôpital ou même arrêter des malfrats (un comble !). Des missions annexes en quelque sorte qui relancent sans cesse la durée de vie, pourtant déjà très importante. Venir à bout des 80 missions est long et fastidieux. Et si vous voulez terminer le jeu à fond, il faudra en plus trouver les missions secrètes, récupérer les multiples paquets bonus ou encore vous entraîner à réaliser les plus belles cascades grâce aux tremplins disséminés sur toute la ville. Un programme copieux qui se déguste petit à petit car je le répète et j'insiste : le joueur est libre. Il peut aborder le jeu comme il le souhaite en privilégiant tel ou tel aspect. On ne compte même pas le nombre de personnes qui jouent pour ne rien faire. C'est à dire qui lancent GTA 3 simplement pour se balader sans objectif particulier.

Vaste et vivante. Voilà les adjectifs qui qualifient le mieux Liberty City. La circulation respecte le code de la route, les piétons marchent tranquillement le long des trottoirs... Suivant les quartiers, on rencontre des hommes d'affaires, des travailleurs, des petites mamies, des jeunes, des prostituées... à tel coin de rue, on assiste à une bagarre, plus loin c'est carrément une fusillade qui éclate entre deux gangs. Il est vrai que l'on retrouve rapidement les mêmes visages, mais au bout d'un moment, on n'y prête même plus attention. Le jeu gère aussi très bien le jour et la nuit ainsi que la météo et suivant ces deux paramètres, la ville change d'aspect du tout au tout. Entre l'après-midi ensoleillé à la nuit pluvieuse, il est difficile de reconnaître Liberty City. La palette de couleurs passe d'un extrême à l'autre toujours très naturellement et avec encore plus de facilité que sur PS2.

C'est d'ailleurs tout l'aspect technique qui se voit ici améliorer. En plus de la modélisation plus fine des personnages et des véhicules, on est heureux de voir que l'effet de flou à disparu (à part dans les quelques cinématiques). La distance d'affichage est maintenant plus importante et offre un confort de jeu non négligeable. Cette édition PC offre aussi la possibilité de changer le look du héros en lui appliquant quelques nouvelles skins.

Une dizaine de fréquences sont ainsi disponibles comprenant une radio pop, une radio raggae ou encore une radio spécialement dédiée à l'opéra. Petite nouveauté pour le PC, vous pourrez désormais écouter vos propres morceaux sur radio MP3. Les habitués du jeu noteront au passage que si les stations sont restées les mêmes que sur PS2, les programmes diffusés, eux, ont quelque peu changé... Les dialogues demeurent par contre identiques ce qui est un gage de qualité quand on sait que des acteurs aussi renommés que Joe Pantoliano (Cypher dans Matrix) ont prêté leur talent. Leur fort accent italo-new-yorkais donne une saveur particulière aux cut-scènes.

Arrivé à ce point du test, je vous imagine déjà totalement convaincus quant au potentiel énorme de GTA 3 (enfin, je l'espère...), mais il vous reste encore un paragraphe à lire. Pas de quoi vous faire changer d'avis, non, mais quand même, dans un souci d'honnêteté, il faut que je vous fasse part de ce qui m'a déplu avec ce portage. Et c'est principalement la maniabilité que je remets en cause. A pied, le jeu au pad est vivement déconseillé, le personnage manque de précision et les phases de tirs sont injouables. On préfèrera alors se pencher sur sa souris et son clavier (comme un bon quake like). A l'inverse, les phases de conduite sont très peu maniables au clavier alors qu'elles se révèlent tout à fait satisfaisantes au pad... On est donc tenté de passer d'un périphérique à l'autre, d'où un certain manque d'ergonomie. A part ça, GTA 3 réalise quasiment un sans faute sur tous les tableaux. Nous tenons là l'un des titres majeurs de ces derniers mois. Ce serait trop bête de le laisser passer !

¤°`°º¤¤°`°º¤Graphismes¤°`°º¤¤°`°º¤

16/20 Liberty City est une ville vraiment immense composée de plusieurs quartiers qui disposent tous d'une identité propre. Les nombreux changements climatiques et l'alternance du jour et la nuit parviennent à modifier les ambiances du tout au tout. On regrettera juste que les passants ne soit pas plus diversifiés, même si ce n'est qu'un tout petit détail.

Jouabilité

14/20 Habitué à la version PS2, il est pas facile de se plier aux exigences du PC. A la manette ou au clavier, il arrive toujours un moment où la maniabilité ne convient plus et on se retrouve à alterner entre les deux périphériques. Dommage...

Durée de vie

18/20 Enorme !! GTA 3 propose un défi relevé est une multitude de missions annexes et de bonus cachés. Vous allez en baver avant d'en voir le bout !

Bande son

17/20 L'originalité et la diversité des fréquences radio parviennent à donner une ambiance sonore toujours différente. Le doublage est également d'un très haut niveau grâce à la participation d'acteurs professionnels.

Scénario

16/20 Le héros parcourt la ville et rencontre successivement les plus gros truands de la ville qui le prendront sous son aile. On rentre facilement dans la peau de ce personnage dont on ne sait finalement que peu de choses.

Note Générale

17/20 Depuis sa version PS2, GTA 3 n'a pas pris une ride. Bien au contraire ! On peut même dire qu'il a subi un agréable lifting. Mis à part la jouabilité très agaçante, le titre n'a rien perdu de son charme et de son intérêt. Un jeu chaudement conseillé !


¤°`°º¤¤°`°º¤Gta Vice City¤°`°º¤¤°`°º¤

Editeur : Take 2 Interactive
Développeur : Rockstar
Type : Action
Site web officiel : Aller sur le site
Sortie : 16 mai 2003
Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
Similaire à : Grand Theft Auto 3
Grand Theft Auto : Vice City

¤°`°º¤¤°`°º¤Fiche et tout sur Vice City¤°`°º¤¤°`°º¤

Changement de jeu, changement de lieu, changement de héros. Oubliez Liberty City et préparez-vous à découvrir une nouvelle ville encore plus grande et beaucoup plus ensoleillée qui porte le doux nom de Vice City. Au début des années 80, Tommy Vercetty, tout juste sorti de taule se retrouve plongé dans une belle panade quand une affaire qu'il devait régler pour son boss tourne court, Tommy perdant une belle quantité de fric et de dope. Avec un tel démarrage, inutile de préciser que Vice City donne tout autant que GTA 3 dans le politiquement incorrect, Tommy c'est un truand, pas un ange, et ce truand va devoir se faire pardonner par son boss en retrouvant l'argent et la coke et au passage liquider les responsables de son fiasco.

On reprend vite ses marques dans GTA : Vice City, le système de jeu n'a en effet guère changé. Vous devez vous faire du blé et mener l'enquête. Toujours aussi libre de vos actes, le titre vous permet de nouer une quantité énorme de contacts à travers la ville immense de Vice City. Autant de contacts qui vous proposeront des boulots le plus souvent bien immoraux. Intimider un jury en explosant sa tire, liquider un débiteur un peu lent, tuer un témoin, voler un char d'assaut ! Autant de moyens de vous faire du blé et de nouer encore plus de contacts. Le nombre de missions qu'il est possible d'accomplir dans le titre est toujours aussi invraisemblable. Comme auparavant, c'est toujours vous qui décidez de ce que vous faites, à quel moment. Et même du moyen de locomotion puisqu'il est possible de voler n'importe quel véhicule, y compris des deux roues (motos ou scoots), des bateaux, des hélicos. L'une des grosses innovations de cet opus. Bien sûr, comme dans GTA, les véhicules sont particulièrement variés et leur comportement sur la route diffère, bien évidemment.

Ce gameplay très fort qui mise sur la liberté de mouvements est clairement l'un des très gros atouts du titre. Mais son ambiance joue aussi un rôle non négligeable. Direction les années quatre-vingts cette fois avec tout ce que cela implique comme classe incontestable. Les décors baignent dans un style qui colle parfaitement à l'époque. De plus, le côté « Miami Beach » se manifeste par un soleil très présent et éblouissant qui se reflète sur de classieuses Ferraris rouges. Les personnages sont eux aussi dans le ton, tous dotés d'une personnalité forte et de costumes très... hem, années 80 quoi. On trouve de plus une tonne de références à cette époque que je vous laisse découvrir par vous-meme, c'est plus drôle. Soigné dans son design, le titre de Rockstar l'est également dans sa bande-son. Les dialogues sont excellents, souvent crus, parfois marrants et assez dignes de figurer dans un film de mafieux. Sans oublier que le doublage est assuré par quelques grandes pointures telles que Ray Liotta qui prète sa voix à Tommy. Encore une fois l'ambiance est assurée et ajoutons que les différentes radios que l'on peut écouter en voiture diffusent des playlists originales sur lesquelles figurent des Mickael Jackson, Kool and The Gang, Ozzy Osbourne, Kim Wilde et tant d'autres ! On aime ou pas, mais en terme d'ambiance, quel pied !

Rockstar est décidément un studio particulièrement doué. Gameplay en béton, univers solide GTA : Vice City se targue en plus d'une durée de vie énorme, les missions sont nombreuses et on doit y ajouter les missions de police, d'ambulances et les fameux 100 paquets bien planqués. Bien sûr on pourra regretter que les innovations de ce nouveau volet soient relativement peu nombreuses, mais il n'empêche qu'il est toujours aussi difficile de se plaindre de ce titre. Mais je vais quand même y parvenir en exprimant quelques regrets techniques. Si le design est splendide, le moteur reste un peu nettement améliorés ou carrément ajoutés vis à vis de la version PS2 et le jeu est tout de même fort joli, mais les modélisations sont encore un peu sommaires et l'animation un poil trop rigide, ce qui donne parfois une allure un peu ridicule à Tommy. Mais peu importe, GTA : Vice City reste le très digne successeur de son aîné, peut-être même plus fun par son ambiance plus forte, plus typée. Y a pas à dire, les années 80, c'est top banane.

¤°`°º¤¤°`°º¤Graphismes¤°`°º¤¤°`°º¤

16/20

Si le design est excellent, le moteur reste un peu faible même si le jeu profite de très beaux effets de lumières les modélisations sont parfois un peu sommaires, mais la ville est tellement immense avec ses trois ïles, ses quartiers, ses ruelles, qu'on voit mal comment on pourrait lui en vouloir.

Jouabilité

16/20 De gros progrès dans la prise en main qui reste très correcte même au pad, que se soit en voiture ou à pied. Le gameplay est toujours aussi bon et la liberté d'action jouissive.

Durée de vie

18/20 Comme pour GTA 3, la durée de vie de Vice City est énorme, peut-être même plus conséquente encore, la ville étant elle-même plus vaste.

Bande son

18/20 Une bande-son génialissime, aussi bien pour ses musiques que ses dialogues de qualité ou son doublage. Sans doute l'une des meilleures actuellement.

Scénario

16/20 La façon dont le jeu est construit nous pousse irrésistiblement à entrer dans la peau d'un Tommy qui ne manque pas de personnalité. Une immersion appréciable dans un univers travaillé et riche, mais on espère qu'elle ne nous poussera pas à devenir mafieux :)

Note Générale

18/20 Que vous ayez ou non connu Grand Theft Auto 3, peu importe, soit vous découvrirez ce gameplay fabuleusement riche et immoral soit vous prendrez votre pied à replonger dedans. Vice City vous tend les bras, allez y faire carrière. Et tiens, je vais même féliciter Take 2 qui nous livre son jeu en standard dans un fort joli package :)


¤°`°º¤¤°`°º¤Gta San Andreas¤°`°º¤¤°`°º¤

Editeur : Take 2 Interactive
Développeur : Rockstar
Type : Action
Site web officiel : Aller sur le site
Sortie : 10 juin 2005
Classification : Interdit aux - de 18 ans
Similaire à : Grand Theft Auto : Vice City
True Crime : Streets Of L.A.

¤°`°º¤¤°`°º¤Fiche Compléte¤°`°º¤¤°`°º¤

Quand on est un ancien membre d'un gang, revenant tranquillement dans son quartier natal enterrer sa mère exécutée par une bande rivale, et que l'on se retrouve harcelé par des flics véreux et un frère aussi content de nous voir que s'il s'agissait du juge fédéral, il est compréhensible d'avoir un peu la haine. De ce fait, et après une petite remise en jambe, Carl Johnson, alias C.J, est bien décidé à remettre de l'ordre, son ordre, dans la ville qui l'a vu grandir à coup de vols de voitures et de batailles rangées entre groupes particulièrement violents. Notre ami aurait-il compris les règles d'une vie en communauté agréable et joyeuse ? Si on entend par là assassinats et destructions diverses, et bien oui. A vous de parachever cette oeuvre.

Pour ceux ne connaissant pas la série des GTA, rappelons qu'il s'agit d'un ensemble de titres orientant clairement leur schéma de jeu sur une liberté quasi totale autant au niveau comportemental que géographique. Un monde s'ouvre à vous et il ne vous reste en résumé plus qu'à le fouler et y vivre à votre image. Une ouverture alléchante et rarement incluse dans le monde du jeu vidéo. Tellement intéressante d'ailleurs, que la saga de Rockstar s'est forgée un nom et une célébrité sans équivalent, devenant rapidement la première source de revenus du studio américain. Scénarisée fort convenablement à partir de Vice City, reprenant des éléments de Scarface via des clins d'oeils nombreux et variés, cette grappe de titres politiquement peu correct retrouve cette voie dans son dernier représentant, San Andreas. Effectivement, dès l'entrée en matière du soft, vous êtes immédiatement plongé dans les turpitudes de C.J et vous vous retrouvez malgré vous au milieu d'une quête de puissance instaurée par les autres caïds de la cité. Des alliances vont alors se former, vous obligeant à aller chercher du "travail"chez des employeurs souvent en rapport avec la Mafia, peu importe sa forme, et parfois même antagonistes. Il est donc impératif de jouer sur plusieurs tableaux sans éveiller les soupçons. Immergé dans cette trame pessimiste, imprégnée profondément de "gansta-style" et de cette espèce de vision virulente de l'Amérique par le biais des services de police que l'on peut retrouver par exemple dans The Shield, vous allez partager le destin d'un petit voyou devenant au fur et à mesure l'un des principaux dirigeants de Los Santos et de ses environs.

Comme de coutume dans les GTA, vous n'aurez pas une seule agglomération à visiter, mais bien trois. Tout d'abord Los Santos, ersatz de Los Angeles et disposant même d'une réplique du Convention Center ainsi que des hauteurs d'Hollywood renommé Vinewood pour l'occasion. Puis viennent San Fierro et Las Venturas, respectivement San Fransisco et Las Vegas. Malheureusement, vous ne pourrez ni massacrer la famille mielleuse et insupportablement vertueuse de "La Fête à la Maison", ni rendre visite aux valeureux Experts, retrouvant toujours un poil coincé dans la moquette même en pleine forêt. Néanmoins, au regard de ce que propose le titre, personne n'aurait trouvé le temps nécessaire à la recherche d'un supplément de contenu. En effet, s'il y a bien un jeu qui peut se targuer de posséder le plus de possibilités hors trame générale, c'est bien San Andreas. Il conserve le principe des cascades, des challenges relatifs à la distance parcourue sur une roue arrière ou avant à l'aide d'une moto, et bien entendu l'ensemble de toutes ces petites annexes, apparaissant comme des détails séparément, mais comme une base immense rassemblées. A cette richesse inhérente à la série depuis son arrivée sur PS2, SA rajoute une nouvelle couche d'innovation et de diversité, rendant le soft d'une profondeur abyssale. Au registre des nouveautés, vous trouverez la possibilité d'effectuer des tricks en BMX, de jouer à des jeux d'arcade inédits et d'une qualité confondante dans de nombreux commerces, de participer à des danses en boîte de nuit via un système rappelant Dance Dance Revolution, ou encore d'effectuer des paris sur des courses de chevaux virtuelles. Une somme d'idées digne du plus grand intérêt et permettant de modifier l'expérience de jeu à chaque occurrence. Un tour de force qui se joint à la mise en place d'une "évolution" du héros. En fait, il vous est désormais possible de modifier l'apparence de votre avatar en modifiant, par exemple, sa coupe de cheveux, en lui achetant divers types de vêtements, ou même en gérant son aspect purement physique. A l'image d'un RPG, votre personnage subit une augmentation de statistiques en fonction de ses actions.

En premier lieu, vous avez le pouvoir d'influer sur différentes caractéristiques personnelles, comme par exemple la force, l'endurance ou encore l'agilité. Ces dernières s'acquièrent tout simplement avec la pratique. Plus vous vous battez, plus vous courez, plus vous sautez, et plus les attributs correspondants augmentent de niveau. De même, vous améliorerez vos compétences de pilotes chevronné en conduisant l'ensemble des véhicules présents dans le titre. Evidemment, la fréquence d'utilisation de chacun des types de transport déterminera votre affinité avec l'un ou l'autre. Une progression à la Morrowind donc, qui pousse à gérer avec soin ses efforts physiques et la façon d'appréhender les divers environnements. Toutefois, il vous est également ouvert la voie de l'entraînement. Par une simple inscription dans une salle de sport et des efforts réguliers, vous augmenterez votre masse musculaire en conséquence, sans bien sûr laisser de côté une alimentation de préférence équilibrée. C'est effectivement l'adéquation des deux qui vous donnera accès à une barre de santé plus résistante aux balles et des possibilités d'actions plus nombreuses et surtout plus impressionnantes. Tout en sachant clairement que l'abus de graisses vous rendra obèse. Rien n'est donc laissé au hasard, et vous devrez choisir avec soin votre hygiène de vie afin d'évoluer facilement dans cet univers difficile et développer par là même votre charisme, menant d'une part au respect et surtout à un sex-appeal décuplé. Dans ces nouveautés peu nombreuses mais suffisamment passionnantes pour vous enchaîner des heures durant, viennent aussi se greffer les nouveaux véhicules à votre disposition. Allant du tracteur-tondeuse au vélo, en passant par l'avion de chasse et l'hovercraft, jusqu'au jet-pack accompagné du Monster Truck, cette vaillante troupe motorisée vous donnera accès à des sensations renouvelées et surtout à une liberté de mouvement accrue.

Perdu dans les immensités des trois cités, vous aurez véritablement besoin de choisir au mieux vos montures d'acier, afin de découvrir les moindres recoins d'univers s'étendant à perte de vue. Ces derniers bénéficient d'ailleurs du remaniement graphique de cette version PC, bien plus fine que ses concurrentes oeuvrant PS2 et Xbox. Malgré tout, on ne peut que regretter le peu d'évolution constatée entre San Andreas et Vice City. Le moteur graphique n'a quasiment pas subi de retouches, et les polygones continuent à faire parler d'eux en se mettant clairement en avant. Très gourmand, GTA nécessite une machine assez récente, ou bien exploitée, afin de répondre à vos exigences. Un aspect qui ne permet quand même pas de passer outre la quantité de bugs au mètre-carré. Ces derniers, principalement sonores, vous arrachant les tympans dès la sortie des menus, mais également graphique, impliquant des mouettes qui traversent les murs ou des personnes imbriquées dans un réverbère, donnent au titre un aspect inachevé assez rédhibitoire. Toutefois, que ce soit au niveau de l'animation générale ou de la fluidité, le soft de Rockstar ne donne pas à voir d'écueils particuliers. Au contraire même, l'impression de vitesse étant nettement plus imposante qu'auparavant. Dans un autre genre, l'I.A des PNJ n'a toujours pas été revue à la hausse, aboutissant à des scènes dignes du Monty Python Flying Circus. Il n'est de ce fait pas rare de voir un policier se jeter dans les flammes pour vous rattraper alors que vous n'aviez qu'effleuré sa voiture, ou une bande de mercenaires vous suivre dans une chute de trente ou quarante mètres. Et ce ne sont pas les passants qui sautent sur les voitures ou restent sans bouger devant un char d'assaut qui diront le contraire. Pourtant, malgré tous ces défauts, le plaisir de jeu, le "fun" est encore et sempiternellement omniprésent, ne serait-ce que par le degré de folie rehaussé.

Pour finir, et s'il est clair que ce GTA San Andreas peut décevoir au regard de sa réalisation en dents de scie, de ses bugs divers et de sa finition aléatoire, il poursuit sur la lignée de ses aînés en parvenant à charmer par une richesse de fond fascinante. Néanmoins, il serait peut-être temps que Rockstar se décide à véritablement donner un coup de fouet à sa licence adorée, afin de la pousser à un peu plus de dynamisme imaginatif. Reste un titre fort, enivrant, prenant et surtout alliant contemplation, liberté et plaisir bestial. A vous de choisir votre voie, à vous de vivre cette aventure, à vous de ressentir cette ambiance particulière. Un choix que vous ne trouverez qu'en peu d'endroits. La fusion de Shenmue et de 2 Pac existe dans une homogénéité probante, la preuve.

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